Académie du Miroir



 
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 Heroic Fantasy

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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Lun 19 Fév 2007 - 22:20

Nous étions partis voilà trois jours déjà. Trois longs jours durant lesquels j’ai dû supporter le remou incessant des vagues, la mer déchainée par temps de tempete, l’ennui regnant sur ce bateau que je maudissais par l’ennui, mais bénissais par le fait que lui et son capitaine m’aient donné cette opportunité, cette chance unique de me rendre sur cet îlot. Malgré le manque d’action, que je n’aie rien à faire de mes journées si ce n’était parler avec Hark durant son temps libre et quand il n’était pas occupé aux commandes de son navire, il l’était souvent dans la miteuse cuisine en fond de calle dans laquelle étaient stockés les ravitaillements de base qu’il nous préparait en vitesse pour retourner rapidement à son poste. Donc les seuls momoents où je pouvais tenir une conversation, si on peut appeler quelques mots échangés conversation, étaient durant le frugal repas qui était assez nourrissant pour caler l’estomac vingt-quatre heures durant.

Pourtant, il me restait toujours mon épée, ma fidèle épée qui ne me quittait jamais et qui m’accompagnait dans tous mes périples. Sa lame au début si brillante et lisse avait à présent obtenu un air plus vieux, plus impressionnant. Mais le soin avec lequel je l’entretenais lui évitait une rouille souvent naissante et lissais le tranchant pour qu’il ne perde rien de sa puissance. Ainsi, je n’avais pas besoin de la changer aussi souvent qu’un épéiste mais je tenais à garder cette épée. Question de fidélité.

La terre…Si loin mais pourtant si proche…Du regard je la touchais mais la distance qui nous séparait semblait être infinie. Le bateau avançait toujours à la même vitesse mais jamais assez rapidement à mon gout. Combien de temps restait-il encore à patienter? A s’ennuyer? Surement un jour ou moins selon le temps et l’humeur changeante de la mer. Et toujours ce même roulis impérturbable à supporter…Décidemment, la terre ferme me manquait cruellement et j’espérais amarrer le plus vite possible sur le plancher des vaches.
Les bras croisés, debout contre un mât, je regardais l’horizon, écoutais le souffle puissant du vent et sa fraicheur matinale fit frissoner mes bras nus. Après tout, avec le manque d’action sur le pont, je n’avais aucune raison de me protéger outre mesure. Ma tunique me suffisait emplement mais je n’oubliais jamais de ceindre mon épée à ma ceinture.

Tout d’un coup, le vent se fit de plus en plus simple jusqu’à carrément disparaître. Chose étrange car en pleine mer, il y a toujours une once de vent qui subsiste. Sur le coup, je ne m’en souciais pas plus, mais mal m’en prit. Quand l’eau devint trouble, je me mis alors sur mes gardes et un mauvais présentiment m’envahit.
Quel était ce maléfice qui s’abattait sur notre bateau? Etait-ce pour ça que beaucoup de marins de la petite ville portuaire n’étaient plus rentrés au port? Pourtant, ceci ne peut pas arrêter un navigateur, même le plus couard d’entre tous. Et encore moins faire couler leur navire… C’est alors qu’une idée me vint à l’esprit. Et si tout cela laissait transparaître l’arrivée imminente de je-ne-sais quel autre maléfice, beaucoup plus dangereux pour Hark et moi?
Sans plus tarder, je sortis mon épée et me tins prête à riposter en cas d’approche.

Comme par magie, des pirates débarquèrent sans crier garde sur le petit navire marchant de mon ami. Une dizaine de bandits dont le regard trahissait un manque de lucidité et d’intelligence déconcertant. Comment pouvait-on être dénué à ce point de cervelle? Ou n’etait-ce qu’une apparence…Armés d’épées qu’ils tenaient soit à la main, soit dans leur bouche, ils s’approchaient doucement de leur proie déterminée. Peut-être avaient-ils une langue pour parler et un minimum de culture pour tenir une conversation qui ait un sens.

Odion: Puis-je savoir comment vous êtes arrivés ici?
Pirate: Hein? On n’a rien à te dire gueuse!
Odion: Tout de suite les grands mots… N’ai-je pas le droit à une réponse concrète de la part des assaillants du bateau sur lequel je me tiens?
Pirate 2: On t’attaque si on veut…T’es seule sur ce navire minable?
Odion: Pourquoi vous répondrai-je? Il n’y a aucune raison que je vous donne des informations tant que je n’ai pas obtenu celles qu’il me faut.
Pirate: Tais toi femelle! Tu réponds, c’est tout!
Odion: Femelle? Me prenez-vous pour toutes ces femmes que l’on trouve un peu partout et qui s’habillent de manière extravaguente et dont le faciès est recouvert de toutes sortes de poudres qui les rendent “plus belles”?
Pirate: Ouais, en gros c’est ça. Et tu vas nous répondre si tu tiens à la vie.
Odion: C’est parce que j’y tiens que je ne vous dirais rien.
Pirate 2: Hein? Tu parles de quoi là?
Odion: Je vois que les apparences ne sont pas trompeuses…Vous êtes bien une bande d’idiots incapables d’aligner trois mots sans utiliser des termes familiers.
Pirate: Tu le prends sur ce ton? Alors tu vas t’en mordre les doigts!
Odion: Je n’ai pas changé de ton depuis le début. Employez, je vous pris, des termes adéquats à vos pensées.
Pirate: Arrête de parler commes les nobliaux et viens te battre!
Odion: Premièrement je n’ai pas une goutte de sang noble en moi. Mais ce sang est bien plus noble que celui qui circule en vous et vous fait vivre! Deuxièmement…Vous n’avez aucune chance!

Au même moment que mes adversaires, je brandis mon épée déjà sortie par mesure de précotion. Leur regard changea et devint pétillant d’une avidité effrayante. La dernière marque d’intelligence qu’il leur restait avait disparue et qu’ils n’aient pas plus insister pour avoir les informations qu’ils leur fallaient ne m’avait pas étonné. Ils voulaient le régler par la manière forte, comme beaucoup de personnes de leur…métier.

Avant que je n’ai pu faire un seul geste, ils furent tous en position autour de moi, prêts à attaquer quans ils en auraient envie. Mais ils ne seraient pas très dangereux, de simples pirates ayant soif de combat et de sang. Tout comme les autres. Aucun n’était bon pour ratrapper l’autre mais j’allais vivre un combat des plus redoutables et plus périlleux de ma vie.
Comme ils ne bougeaient pas mais passaient leur temps à m’observer sous tous les angles, il fallait prendre une désision, et vite. N’écoutant pas mon cerveau qui me disait de patienter, mon manque de combat et l’ennui que j’avais subi sur ce bateau prirent le dessus et je m’élançai vers le premier sur qui mon regard s’arrêta. J’allais pouvoir me dégourdire un peu les jambes et recommencer à mener des duels…Meme si dans ce cas, c’était dix contre un. Je pensais pouvoir m’en défaire assez rapidement mais j’eus tôt fais de voir que je me trompais et même à quel point j’avais sous-estimé mes adversaires.
Ce pirate vers qui je me dirigeait me lança un coup d’œil rapide et, sans que je n’ai le temps de rien voir, disparu se cacher dans un endroit que je ne saurais jamais. Sans plus m’inquiéter de la vitesse de mon adversaire, je me lançais vers les neuf autres quand le premier ressurgit, épée pointée vers moi.
Je pus à peine parer son coup que les autres se jetèrent à l’assaut.

Ce laps de temps me fit me concentrer sur leurs armes. Si on les regardait de plus près, leurs épées n’avaient pas une forme habituelle et étaient pour chacun différente.
Et bien, moi qui me pleignais quelques minutes auparavant, j’aurais mieux fait de bénir chaque jour que me donnaient les dieux sur cette terre.
Le premier que j’ai eu le malheur d’attaquer revint à la charge et les autres à sa suite. Il faisait preuve d’une rapidité ahurissante et quand j’essayer de lui porter un coup, il partait très vite pour revenir me frapper.
Les autres étaient tout aussi impressionants dans leur force, capacité a esquiver ou leur mobilité. Je ne pouvais qu’esquiver ou frapper quand l’occasion se présentait. Un des pirates dont la force semblait démultipliée se lança vers moi. Personne sur les cotés pour le protéger ni me nuire encore plus que lui, je pouvais me consacrer à cet imprudant. La pointe de l’épée vers moi, il me donna un coup surpuissant, comme je m’y attendais. Ma lame vibra au contact de la sienne et je sentis les vibrations retentir au plus profond de mon corps. Quelle étrange sensation…
A mon tour, je frappai en sa direction, il para, me rendit le coup. Rien ne semblait pouvoir le perturber et les autres restaient en retrait, se divertissant de ce beau spectacle qui s’offrait à eux. Allais-je devoir utiliser mes pouvoirs? Ou pourrais-je me débarrasser d’eux normalement, sans me fatiguer inutilement?

Pas le temps de se poser de questions, la tete de Hark apparut par la fenetre de la cale. Sans que je lui explique, il comprit la situation périlleuse dans laquelle je me tenais. Il voulut venir à ma rescousse mais d’un signe de tête, je lui fis comprendre qu’il vallait mieux pour lui qu’il reste en sécurité pour mener notre voyage à terme.

Le pirate et moi continuyons à battailler sans cesse, nous renvoyant les coup donnés ce qui eut pour effet de rendre le combat vite ennuyant. Mais seule sa force surhumaine m’empechait de tenter quoi que ce soit qui risquerait de me faire perdre la vie.
Nous nous tenions près du bord, seule la rampe nous séparait de l’eau dans laquelle nous pourrions nous noyer. La mer…Evidemment! Comment n’avais-je pas pu y penser plus tôt! Tantant le tout pour le tout, je roulai sur son côté, et vis son épée s’abattre sur le sol à l’endroit où je me tenais l’instant précédent, pour me retrouver derrière lui. Sa vitesse négalant pas sa force, il ne put se retourner assez vite pour voir mon épée arriver, se planter dans son omoplate gauche et le pousser jusqu’à ce qu’il bascule dans la mer.
Le voyant se gigoter dans l’eau, je preferai abréger ses souffrances en le tuant une bonne foix pour toutes. L’instant d’une seconde, le ciel devint gris et un vif éclair surgit des nuages.

L’homme fut mort sans demander son reste.

Les autres ne rigolaient plus mais un autre s’avança vers moi. Son épée n’avait pas la même lame épaisse que son prédecesseur mais au contraire, celle-ci était plus fine, plus affilée.
Encore neuf à battre, la vraie galère… Sans perdre plus de temps, un autre à la même lame que son équipier vint vers moi. Et de deux. Un autre allait-il se joindre? C’est avec un grand soulagement que je vis qu’aucun ne se bougeait pour soutenir les autres. Tant mieux pur moi! Deux me suffisaient largement pour le moment!

Ils partirent en même mais dans les deux sens opposés: un vers la gauche, l’autre vers la droite. Je parai le coup du premier venu mais m’aperçu que ce n’était qu’une feinte pour laisser à l’autre le champ libre. D’un mouvement de recul que je fis, la lame de l’épée de l’autre combattant de put s’enfoncer que très peu dans mon épaule. Des coups comme ceux-là étaient à présent devenus la routine mais la douleur restait la même.
J’étais mal partie, très mal partie… Mais j’allais devoir continuer tant que j’en avais la force. Et le courage.
Ils revinrent à la charge, les épées levées au même rythme, comme si ils avaient fait cela toute leur vie. Je voulais les laisser s’entretuer mais au moment où je me baissai pour esquiver les deux coups qui venaient vers moi, les épées suivirent mon mouvement et vinrent se planter dans le sol à quelques milimètres de moi. Il s’en est fallut de peu pour que je me retrouve embrochée sur deux épées par les hanches.
Bien évidemment, quand je voulus me relever ils m’en empechèrent et posèrent leurs lames sur ma gorge.

Tout allait finir maintenant. Ma vie s’achèverait ici, dans ce bateau, loin de mes amis, de ma ville que j’ai aimé comme si j’y étais née et grandis.
Le vent tourne, tout fini par s’achever comme ça a commencé…
Je savais que mon heure allait venir mais je ne m’y attendais pas à ce que se soit aussi tôt. Je ne le voulais pas, pas maintenant, pas là, pas comme ça, pas dans ces circonstances, pas dans cette mission. J’avais fais une promesse à Kain. Je lui avais promis de revenir vivante avec le sceau de la terre pour que Romain l’ait et que le monde soit sauvé.
Mais n’étais-je qu’une bonne à rien?

J’enrageais de ne pouvoir rien faire dans cette situation. Quelle poisse! Mourir ainsi!
Des gouttes de sang perlaient déjà à ma gorge. Mes assaillants voulaient prendre visiblement beaucoup de plaisir à me trancher la gorge.
Après une dernière prière, je fermai les yeux et attendis de sentir le fer me traverser la peau du cou. Dans une dernière pensée, je voulu prendre la lame et me l’enfoncer mais au moment où j’avançais ma main, un des pirates lacha un rale et tomba au sol, mort.
Comment? Je n’avais pourtant rien fais ni bougé. Je compris en voyant Hark et un sourire tordu sur son visage. Il avait lancé un couteau que je retrouvais planté dans le dos de sa victime. Son ami, sur le coup, avait relaché sa garde et j’en profitais pour reprendre l’avantage et l’achever.

Ma lame plantée dans son dos, il mourut de la même façon que son équipié.
Une intense fatigue me surmonta soudain et l’air se fit tellement lourd que je pensais qu’ils sagissait d’un autre sort des mystérieux pirates.
En fait, ce n’était qu’un phénomène naturel. Quand la pluie arrive, l’air devient plus lourd dans les cas généraux. Il allait donc pleuvoir…De la pluie? Nous allions donc être mouillés. A croire que dans ces derniers instants, la chance me souriait.
Comme il était impossible de les desarmer à cause de leur grande vitesse ou force, j’allais devoir les tuer à distance. En fait, leurs capacités spéciales devaient venir de leurs armes, plus particulièrement de la forme de leurs lames. Donc impossible de les désarmer et les faire redevenir normaux.

A présent, nous étions bien enduits de pluie, cette pluie fine qui tomabait depuis cinq petites minutes durant lesquelles les pirates m’avaient dévisagé sans passer à l’action. J’en avais profité pour reprendre mon souffle perdu depuis longtemps.
Enfin, j’allais gagner, je touchais cette victoire du bout des doigts mais je voulais la savourer. Pas le temps de rêver, si je voulais en finir, c’était maintenant ou je perdais la vie.
Ils commençaient à bouger, plus le temps de réflechir! Je fillais me mettre à l’abris sous le rebord d’une fenetre assez grand pour me proteger.

Thor…La foudre et l’eau de font pas bon ménage. Et j’allais en profiter pour les achever, ou en faire deguerpir un ou deux.
Un peu de concentration et…c’est bon! Je posais ma main pour m’assurer de la présence du sceau.
Le ciel rugit de mille tonnerres, un grondement qui traduisait autant ma colère, que celle de Hark ou même Thor.
Ils se répendirent sur les pirates, les foudroyant, les uns après les autres, sans relache ni pitié pour aucun. Jamais je n’avais controlé mes eclairs de cette façon mais jamais non plus je n’avais eu autant besoin de leur pouvoir.

Le dernier pirate, dans un regard affolé voulu sauter par dessus bord mais il n’échappa pas au sort que les autres avait écopé.
Sans plus de cérémonie, il tomba à l’eau, mort avant de la toucher.

Cette énorme dépense d’énérgie m’avais fatiguée, beaucoup fatiguée…Tous les pirates étaient morts mais j’avais obtenu cette voictoire de manière déloyale.
Maintenant, je n’avais plus la force de réfléchir. Je m’étendis sur le pont et me laissai bercer par les vagues. Le sommeil me prit sous la légère pluie qui tombait continuellement sans qu’aucun évenement ne la perturbe…
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The_Ph03nIx
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mar 20 Fév 2007 - 10:42

ouai c'est super

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Est foi en ton deck
Et ton deck aura foi en toi
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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mar 20 Fév 2007 - 19:38

Avant la suite, faudra un peu attendre^^
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Kyô Usui
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Jeu 22 Fév 2007 - 0:46

On s'y croirait!Je comprends maintenant pourquoi tu as eu 18/20 à ta rédac au brevet...
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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Jeu 22 Fév 2007 - 23:22

Ah...T'es pas le seul à me le dire xD
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Kyô Usui
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Sam 24 Fév 2007 - 0:37

Pour une fois...
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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Dim 25 Fév 2007 - 21:45

J'ai les deux prochains chapitres prets, je mets le premier ?
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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Ven 2 Mar 2007 - 22:12

Doucement, avec difficulté, j’ouvris mes paupières. Elles étaient douloureuses et mes yeux avaient du mal à rester plus de quelques secondes à regarder la lumière car elle venait frapper contre la rétine qui en pâtissait. Le reste du corps aussi me faisait souffrir, un énorme mal de crâne me tenaillait la tête, rendant l’exposition de mes yeux au soleil en plus douloureuse, mes muscles étaient froids à présent et pour certains froissés. Comment en étais-je arrivée là…
La mémoire des derniers événements me revint petit à petit. Le combat contre les hommes, la pluie qui tombe, ma foudre qui se déchaîne sur eux, me vidant ainsi de mon énergie et me plongeant une fois de plus dans le coma.
Exaspérée par la vie que je menais à a peine 16 ans (effectivement, quel adolescent de mon âge pouvait se vanter de cela ?...), je me passais, encore allongée, une main dans mes cheveux. Ils avaient séchés depuis les quelques heures où le combat avait touché à son terme, mais je sentais au moment où ma main passait sur mes yeux, une légère croûte. Certes, sentir des cicatrices sur mon corps n’était pas un sensation nouvelle, mais mon visage avait toujours gardé sa blancheur originelle sans avoir été touché par le combat.
Intriguée, je me forçais à ouvrir mes yeux et les tenir pour de bon ouverts, malgré la douleur qui luttait contre ma volonté. Après plusieurs secondes qui me semblèrent une infinité, mes paupières parvinrent enfin à rester ouvertes et l’environnement qui m’entourait m’apparut alors distinctement.
Je me trouvais dans ce qui me servait de chambre à l’intérieur du bateau. La pièce était inondée de lumière du matin. Il devait être encore tôt car elle était plutôt faible et mes yeux s’y habituèrent vite. Il n’y avait autour de moi qu’une petite table de chevet à laquelle était adossée ma fidèle épée. Au moins, elle était là et je ne devais m’inquiéter que de savoir si en la rengainant, Hark l’avait bien nettoyée de son sang. Je supposais que oui après tout le temps qu’il m’avait vu en prendre soin.
Mais trêve de reposette, je devais me préparer à retrouver le plancher des vaches et prendre l’air. A peine tentais-je de m’accouder que le muscle de mon bras m’en dissuada. Bah, la douleur s’estomperait bien avec le temps, et marcher ne pouvait me faire de mal. Oubliant pour de bon la douleur, je m’efforçais de me mettre tant bien que mal sur pied et quelle ne fut pas ma surprise de voir, posé prêt de moi, un petit miroir. Je n’avais pas dans mes habitudes d’y passer une heure devant, mais je me remémorais la croûte ressentie à la surface de ma peau, près de mon œil. Je le braquais alors devant moi, et j’eu la surprise d’y voir un large cicatrice, traversant mon œil gauche en diagonale. Elle de saignait plus, mais je ne pus m’empêcher de la toucher. Quelle sensation étrange ! La peau des paupières est très fine et fragile, j’aurais pu y laisser la vue et devenir borgne. Pourtant, la vision de mon œil gauche était intacte, et j’avais seulement ce reste de combat. Je me vis sourire dans le petit miroir, allez savoir pourquoi ! Sûrement car depuis le temps que mon corps encaissait les coups, c’était la première fois qu’une marque laissée par une épée me plaisait assez. Effectivement, cette cicatrice me donnait une allure différente, et je ne pouvais m’en plaindre. Par contre, de retour en ville, cela allait en étonner plus d’un, et répugner plus d’une, toutes ces filles passant leur temps à recouvrir leur précieux visage de différentes poudres aux couleurs et senteurs farfelues, quant à moi, j’exhibais fièrement les marques de guerres laissées par tous types de lame.
Contente de ce début de journée, j’allais me débarrasser de ma tunique sale pour tenter de me nettoyer le corps, chose que le capitaine du bateau n’avait osé faire, ce qui était totalement compréhensible. Une petite bassine d’eau chaude et un bout de tissu trônaient à côté de la porte, certainement apportés par Hark aux aurores car il se réveillait avant le lever de soleil pour s’occuper du pont. Je mouillais le chiffon puis me le passais sur tous les endroits susceptibles de s’infecter, les nouvelles cicatrices, sur la crasse et le sang versé par les pirates qui avaient du passer outre ma cotte de mailles et traverser la fine tunique grise. Ensuite, je le rinçais et le frottais contre ma figure et derrière ma nuque. L’eau avait pour vertu de réveiller, et ce n’était pas faux ! Enfin, je pris la tunique bleue au pied de mon lit, enfilais ma mince cotte de mailles par-dessus puis ceignais mon épée dans son fourreau doré à ma ceinture, qui après minutieuse inspection avait été lavée au peigne fin par le maître à bord.
Mon corps me faisait moins souffrir, même presque plus, certainement grâce aux pouvoirs du sceau, mais mon mal de crâne persistait de cogner contre mes tempes. Qu’importe, j’avais survécu à pire et mener des missions à bien alors que mon sang s’écoulait de partout sans que rien ne puisse l’arrêter sauf grâce aux talents curatifs des meilleurs prêtres et médecins de la ville.
Fin prête, je sortis en trombe de ma petite chambre et y trouvais, comme à son accoutumée, Hark nettoyant son navire tant que le soleil pesant ne l’en empêchait pas. A mon entrée sur le pont, il se redressa et m’adressa un large sourire que je lui rendis.

- Alors Général, vous êtes vous remise de vos émotions d’hier ?
- Oh, je n’ai jamais été longue à la guérison et même si certaines parties de mon corps me font encore du tort, je pense pouvoir arriver au bout de mon calvaire saine et sauve. Mais je vous dois tout de même la vie. Sans vous, il m’aurait achevée.
- Ne me remerciez pas, c’était la moindre des choses que je puisse faire pour vous après le fier service que vous nous avez rendu aux villageois et moi-même.
- Laissons cela de côté, c’est de l’histoire ancienne. Dans combien de temps arriverons-nous ?
- Quelques minutes tout au plus. Tenez, tournez vous et regardez par vous-même.

Sur conseil du capitaine, je fis volte face et me retrouvais…face à la terre. Elle était très proche, tellement proche que j’aurais pu sauter par-dessus bord et tenter de la rejoindre à la nage. Mais ça aurait été une aventure trop périlleuse et insensée de ma part alors que dans très peu de temps nous allions enfin rejoindre la terre.

- Au fait, la cicatrice sur votre œil ne vous gène-t-elle pas ?
- Non, au contraire, elle me plait bien.
- Vous êtes vraiment la première personne ne votre âge que je vois aussi désinvolte et portant aussi peu d’attention à son apparence physique.
- Connaissez-vous beaucoup de filles de seize ans qui soient dans l’armée, vivent des aventures telles que les miennes, ont reçu un pouvoir divin et s’apprêtent à passer au poste de général ?

Hark éclata d’un rire tonitruant que je ne lui connaissais pas, se dirigea vers le bord du bateau et posa une main sur la rambarde. Je le rejoignis alors qu’il continuait de rire à gorge déployée.

- Effectivement, vous êtes bien la seule personne de votre âge que j’aie jamais connue et ne connaîtrait jamais ayant votre…charisme naturel…et votre simplicité de vie.
- Simplicité de vie ? Savez-vous seulement les responsabilités qui pèsent sur mes épaules à mon âge ?
- Je ne voulais pas parler de cela. Mais votre simplicité dans votre vie de tous les jours de raisonner, tirer profit des situations à une vitesse éclair !
- Cessez ces éloges, vous allez me faire rougir…
- J’aimerais revoir la tête que vous avez faite lorsque nous nous sommes rencontrés. Vous étiez devenue écarlate !
- Je…Je n’ai pas l’habitude de ce genre de choses. Changeons de sujet de conversation je vous prie.
- Nous n’en aurons pas l’occasion. Le temps que j’arrive à mon poste et nous toucherons terre. Je jetterai l’encre et vous attendrai.
- Il se peut que j’y reste. On ne sait jamais ce qui peut nous attendre à la recherche dangereuse des sceaux.
- Vous y arriverez. La fin du monde n’est pas pour demain et vous devez pour cela ramener le sceau à votre ami. Je sais que vous reviendrez en vie.

Nous n’eûmes pas le temps d’en dire plus que le bateau se calla. Et contre quoi ? Contre du sable. Le sable de l’îlot !!
Sans attendre la permission de descendre d’Hark ni rien d’autre, je sautais par-dessus bord et touchais enfin la fermeté d’un sol consistant. Le capitaine me regardait, ahurit que je n’ai pas attendu l’échelle. Toujours accroupie après la chute assez haute il faut l’avouer, je me relevais et observais l’îlot sur lequel je venais de débarquer.
Alors c’était ça l’îlot Delta…Minuscule île dans l’interminable mer géante et puissante. L’îlot était vide, désert de toute présence de vie humaine et animale, seul le sable en ornait son sol. Derrière moi, j’entendais les pas lents d’Hark me rejoignant ayant emprunté l’échelle pour accoster.

- Et bien, nous voici arrivés sur le fameux îlot Delta !
- Oui, mais je ne sais où me rendre sur cette île minuscule pour trouver le sceau…
- Effectivement, il est très petit et je ne pense pas que l’entrée, souterraine il est certain, soit cachée sous ces innombrables grains de sable.
- On ne connaît jamais assez bien l’environnement qui nous fait face. Est-il hostile à la vie ? Des bêtes féroces se cachent-elles, prêtes à nous sauter dessus, réduire nos corps en charpie pour s’en régaler ensuite ? Des raz de marée sont ils fréquents ici ? N’y a-t-il pas des tempêtes de sable de temps à autre ? Et pourquoi l’entrée que je cherche ne serait-elle pas sous le sable ?
- Vu sous cet angle…
- Tout change évidemment.
- Oh mais, regardez ! Là-bas !
- Comment…

Je regardais dans la direction pointée du doigt par le capitaine et vis…une forme en relief, autre que le sable. Sans perdre de temps, je me lançais vers lui, espérant ne pas avoir à le regretter.
Un petit socle s’y trouvait. Dessus, des inscriptions étranges dans une autre langue. Peut-être ne pouvais-je les déchiffrer, faute de ne pas être l’apôtre de la Terre. Peut importe, je vis en me fixant sur une de ses parties, un moyen de le faire bouger. Avec l’aide de mon compagnon, nous y parvînmes et il révélait…Un passage souterrain.

- Hark…
- J’ai compris. Nos chemins se séparent ici. Du moins pour le moment.
- Faites ce que vous avez à faire sans vous soucier de moi.
- Sans vous soucier de vous ? Vous qui avez sauvé notre misère, que j’ai accompagnée ici, affronté des pirates à vos côtés…Je ne puis que me soucier de vous !
- Dans ce cas, priez les dieux d’être à mes côtés…Et à ceux de mes amis eux aussi traversant ce périple.
- Je n’y manquerais pas. Je vais rejoindre mon bateau et attendrez votre retour. Partez, il est temps.
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Odion
Invité



MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Ven 2 Mar 2007 - 22:12

Et voici la suite du chapitre:

D’un coup de sa main, il me poussa gentiment vers le passage libéré et sans plus attendre il se retourna dans la direction de son bateau. Je ne m’autorisais un regard en arrière, pris mon courage à deux mains et m’enfonçais pour la deuxième fois dans la demeure d’un dieu. Retenant des tremblements inutiles, je posais, pour me rassurer, une main sur le pommeau de mon épée et descendis petit à petit les marches de l’antre du tout puissant dieu de la Terre. Comme si il le reconnaissait, je sentis mon sceau bouger contre ma poitrine. Cœur qui bat trop vite ou effet de Thor ? Jamais je ne le saurais…

Mais après avoir longtemps cheminé, les marches avaient disparu depuis un bon moment et avaient laissé place à une humide terre glaise qui collait aux pieds, comme de la boue. Il faut avouer qu’il n’était pas très plaisant de marcher dedans et que le bruit que faisaient mes pieds dès que je les levais pour ensuite les reposer devenait vite fatiguant. En plus de cela s’ajoutaient les facteurs de l’humidité régnante dans les sous sols sans fin de l’île et des innombrables galeries que je pouvais traverser ainsi que le manque de plus en plus présent de lumière qui ne m’arrangeait pas la vue. Oooh…Je n’aurais jamais dû me plaindre de la répercussion de la lumière sur mes rétines ce matin, car j’en avais bien besoin en ce moment même…Heureusement, dans un petit sac j’avais prévu quelques rations d’eau et de nourriture pour survivre quelques jours et une torche qui allait bien m’être utile.

Vite allumée, je la brandis devant moi et poursuivis, avec une lumière rassurante, mon expédition qu’on aurait cru nocturne dans les fins fonds des entrailles de la terre.
Soudain, devant moi, à quelques mètres de moi se tenait une énorme toile d’araignée. Mon cœur manqua sûrement un battement devant l’effroi que m’inspirais cette horrible chose, monstrueuse, apparemment gluante et visqueuse. Glacée une seconde d’effroi, je repris le contrôle de moi-même en espérant le plus fort possible ne jamais rencontrer la créature hideuse qui devait en être à l’origine. M’efforçant de continuer à marcher, droit si je le pouvais, je repensais à la toile…Les araignées avaient toujours été ma phobie, et si un monstre laguz ne m’effrayais pas plus que cela, la moindre de ces horribles bestioles noires et velues m’inspiraient la plus profonde terreur. Jamais je ne l’avais avoué car on m’avait toujours considérée comme différente et même des personnes allant parler de moi comme d’une « sans peur ». Et bien si il y en avait une, ne serait-ce qu’une seule, c’était les araignées. Elles ne m’inspiraient rien d’autre que de l’effroi et à chaque fois que mon regard se posait sur un des membres de cette famille, je ne pouvais m’empêcher un mouvement de recul même en la sachant inoffensive et ne me voulant rien de mal. Et maintenant, je me retrouvais face à cette…chose si je puis dire…qui ne m’inspirait rien, mais alors rien de bien à présager…

Continuant toujours et encore, non sans une mauvaise empréhension, je ne pouvais m’empêcher de donner de temps en temps un coup d’œil derrière moi, juste pour m’assurer que rien ne s’approchais trop dangereusement. Renfermant ma prise du pommeau de mon épée, je serrais les dents, priant de tout cœur les dieux de ne pas me laisser aux prises de la bête gigantesque qui avait dû tisser la toile inhumaine.
C’est alors que je les entendis. Des bruits plutôt inquiétants grésiller partout autour de moi. Mes sens en alerte, je détectais enfin d’où ils provenaient. Du haut. Je n’osais lever ma torche et mes yeux de peur de découvrir ce qui en était à m’origine. Mais je ne pouvais non plus continuer ainsi, et ma peur bleue des araignées ne devait pas m’engourdir ainsi, comme un enfant qui a peur du noir la nuit. Non…je ne voulais poser mes yeux sur le plafond…mais il le fallait quand même.

Aller ma vieille, quand faut y aller, faut y aller !
Brusquement et prenant sur moi, je levais vers le haut ma torche qui flamboyait toujours de ses couleurs jaunes et rouges, et aperçu, nichant au dessus de ma tête, d’énormes araignées d’une taille disproportionnée. Effrayée par cette vision d’horreur, j’en lâchais ma torche de terreur et esquissais un pas en arrière. Les yeux fixés sur ces bêtes monstrueuses, je ne pouvais détacher mon regard d’elles. Difficilement, je déglutis la salive restée coincée dans ma gorge qui laissa place à une boule à cet emplacement ainsi que dans mon estomac. Je n’étais plus maître de moi. Mes jambes refusaient de bouger, mes pieds restaient collés en sol et s’enfonçaient peu à peu dans le sol gluant et boueux. Mes mains tremblaient comme jamais encore auparavant et mon cœur dût bien manquer trois ou quatre battements. Je ne me sentais plus respirer, le moindre bruit pouvant les affoler et se ruer sur moi. Bouche bée et des yeux ronds par la peur qu’elles m’inspiraient, je sentais une fois de plus que ma dernière heure était arrivée. Ces bêtes allaient me dévorer crue et je mourrais ici, dans cette grotte, seule, éloignée de tous et de la civilisation, loin de mes amis et causant par ma mort la fin du monde. Sauf si Romain se lançait lui-même dans cette quête dont il était l’apôtre.

Jamais ! Je devais y arriver seule, par mes propres moyens et refouler cette peur tout au fond de moi, la transformer en rage qui me permettrait, si je devais les affronter, de réduire ces vulgaires insectes en morceaux ! Ah, non mais oh ! Je n’allais pas laisser ma peur prendre le contrôle ainsi sur moi et me dicter mes actions.

Ramassant en quatrième vitesse ma torche tombée au sol, je déguerpis sans prendre attention au bruit que je faisais, ce qui eut pour effet de réveiller mes chères amies. Sentant la peur me tourmenter l’esprit, je me concentrer juste sur ma course endiablée à travers les dizaines de galeries que m’offrait la grotte souterraine et courrais comme un vrai diable.
Les araignées collées au plafond étaient trop grosses pour se déplacer assez vite car elles devaient être comme collées les unes aux autres. Cela ne les empêchait pas d’avancer assez vite pour me tenir tête. Avec toutes les pattes dont elles disposaient, elles avaient de quoi avancer, c’est certain. Mais moi, je n’avais que deux jambes bien fatiguées déjà par la marche et par le fait que mes pieds glissaient ou s’enfonçaient dans la boue.
A un moment, je perdis mon équilibre, chutai sur la terre boueuse et levai les yeux au plafond. Elles me rattrapaient dangereusement. Pas le temps de se relever, je glissai déjà ventre à terre, tant pis pour ma tunique propre de ce matin même, mieux valait la vie sauve.

Enfin, ayant repris de l’avance, je me relevais prestement pour entreprendre de reprendre ma course effrénée et tentais de trouver, on se sait où, un refuge où je pourrais me mettre sans qu’elles ne soient en mesure de remplir le estomac.
Soudain, je me retrouvais face à deux galeries. Laquelle prendre ? Facile à dire mais moins facile à choisir. Etant gauchère, j’ai toujours préféré le côté gauche au côté droit et c’est donc la galerie de gauche que je pris, sans plus réfléchir à ce que j’allais pouvoir y trouver. Les araignées elles aussi avaient pris la même chemin que moi, attirées par la lumière de ma torche. N’ayant plus rien à perdre, je touchais de ma main libre le mur près de moi, le passage étant étroit, et espérais trouver une ouverture quelconque, assez grande pour que seule moi y passe. Le bruit produit par les araignées au dessus de moi de me plaisais pas du tout, et seules ma volonté de vaincre ma peur et la promesse fait à mes amis d’Emblem City et à Hark de revenir vivante et avec les sceau de le Terre m’empêchaient de flancher, bien que je n’en menais pas large.

Elles paraissaient impatientes et fatiguées de courir à ma poursuite pour se mettre quelque chose entre les pattes et dans le ventre. Je n’étais pas une assez bonne proie pour toutes ces bêtes, et elles allaient sûrement se battre si elles arrivaient à avoir ma peau. Si je n’avais pas le choix, je me battrais et défendrais chèrement ma vie. Au moins, si j’en tuais une, peut-être que l’autre mangerait la morte plutôt que de se ruer sur moi. Du moins, je l’espérais et imaginais déjà dans ma tête toute sortes de situations possibles. La peur avait été tellement forte que j’en avais oublié ma migraine, comme quoi, c’est un bon remède, faudra que j’en parle à mon médecin…
Un cri s’éleva au dessus de moi. Tient, elles n’étaient pas très contentes et devaient se fatiguer leurs pauvres patounettes. Tant mieux, moi aussi j’avais mal aux pieds, mais la peur plus que tout autre me faisait courir à perdre haleine.

Soudain, ma main toucha un espace creux. Intriguée, je me retrouvais en une demi seconde face à cet espace et sentis sous mes doigts, quelque chose qui me fit plus plaisir que tout depuis le début de cette journée. Une poignée. Sans plus attendre, je la tournais et passai de l’autre côté.
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Odion
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mer 2 Mai 2007 - 21:08

Bon je mets la suite ou vous aimez pas ?
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mer 2 Mai 2007 - 22:46

hum, c'st, c'est...splendide

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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mer 2 Mai 2007 - 22:54

Alors ze poste le prochain chapitre?
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Mer 2 Mai 2007 - 23:00

ouaip^^

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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Jeu 3 Mai 2007 - 18:18

Bon, je dois poster ce chapitre en 2 fois.

Rapidement, je donnais un coup sec dans la porte pour la refermer une bonne fois pour toutes et laisser derrière moi araignées et autres soucis trop importants pour y rester exposée. Le souffle court et de la sueur ruisselant le long du visage, je m’écroulais de fatigue au pied de la porte, laissant les mécontentes araignées sans rien à se mettre sous la dent, leur gibier étant enfui et impossible à atteindre.

Je posais ma tête dans mes bras, appuyés sur mes genoux, pour tenter d’oublier enfin ma peur et la refouler pour de bon au fond de moi. Mais elles grattaient contre la paroi qui servait de porte sans cesse, ne me laissant me reposer. En effet, le bruit émit par ce sinistre grattement était très dérangeant, presque strident. Bientôt s’ajoutait à ce grincement le cri des araignées, insupportable, mais il valait mieux l’entendre depuis la pièce dans laquelle je me trouvais que d’être en face d’elles. Je les laissais s’acharner derrière moi, tentant de rendre à mon souffle son cours normal et à mon cœur le nombre de pulsations nécessaires à son bon fonctionnement. Malgré mes efforts, il était extrêmement difficile de retrouver un souffle normal, après les émotions, la peur constante qui m’envahissait, l’image de la toile, des pattes des araignées se refermant sur moi, sa gueule s’ouvrant béante, prête à me dévorer, l’odeur acre qui devait en sortir, dernière odeur que mon nez aurait senti, la course folle dans les galeries, mon cerveau marchant en quatrième vitesse, plus par instinct de survie que par autre élément. Si jamais j’avais choisi la galerie de droite au lieu de prendre celle de gauche…Je serais certainement encore en train de cavaler dans la boue, à tenter de trouver le temps de prendre une goulée d’air, car bien qu’humide, j’avais été heureuse de pouvoir, derrière la porte, en inspirer une bonne gorgée qui me fit le plus grand bien.

Ayant plus ou moins retrouvé mon souffle, je relevais la tête et la plaquais contre le mur de la porte. Enfin…Les araignées avaient abandonné la partie. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. J’avais gagné une première victoire, il m’en restait encore une autre…Le gardien du sceau. Quel genre de créature était-ce ? Un ver de terre géant ? Une taupe mutante ? Ou bien en continuant dans la lancée, un animal imaginé par les entrailles de la terre ?
J’aurais tout le temps de le découvrir, et bien assez tôt, car là où j’en étais, soit je passais par la porte, affrontais les araignées et m’enfuyais, soit j’allais de l’avant pour tenir ma promesse et rentrer en un seul morceau, le sceau avec.

La question ne se posait pas. C’était la deuxième solution, évidemment. Je me passais une main dans les cheveux, ébouriffés par la vitesse de ma course, sales par la terre sur laquelle j’avais glissé, qui avait d’ailleurs séché. D’un geste, j’essayais d’en faire tomber un maximum, sans grand succès. Ma figure aussi était souillée, mais d’un geste du bras, je retirais une masse impressionnante de crasse, même si beaucoup restait collée à ma face. Un petit coup d’eau sur la tête et hop ! Tout irait bien! Le pire restaient encore ma tunique et mes mains. L’une couverte complètement de boue, la couleur dépassant à peine, les autres ayant subit le même sort n’en sortaient pas indemnes car lors de la folle glissade, elles s’étaient accrochées contre des pierres au sol et la marque de ces rencontres était restée. Mes chausses étaient devenues lourdes à cause du poids de la boue qui s’y était collée. Je les quittais et les nettoyais l’une après l’autre, tapant les semelles contre le sol. En les renfilant, elles n’avaient perdu tout leur poids mais une certaine légèreté avait néanmoins refait surface et des monticules de terre ornaient à présent le sol.

Remise à peu près de mes dernières émotions fortes, je me levai et en profitai pour observer à présent la pièce dans laquelle j’avais trouvé refuge quelques minutes auparavant. Au moins, l’humidité que j’avais rencontrée derrière la porte s’était plus ou moins atténuée et on y respirait bien mieux. Non pas que l’air soit plus pur, mais plus léger.
La pièce était plutôt spacieuse, l’écho de mes pas se répercutait dans le vide, les murs naturels n’avaient pas cet aspect de moisi trouvé sur ceux des galeries, mais avait bien une consistance solide et en le touchant, il s’effritait un peu, laissant sur les doigts une mince trace dorée, comme la couleur que laisse la pierre.
Au plafond, une mince ouverture laisse transcender les rayons de lumière au centre de la pièce.
La lumière…La lumière naturelle du soleil dont j’étais privée depuis…Oh, je ne sais depuis combien de temps je suis coincée ici, à la recherche d’un stupide sceau ! Stupide sceau qui m’a emmenée ici, et où je me retrouve face à ma pire peur !
Je réagissais comme une gamine, tapant du pied quand une situation ne lui convenait pas…Reprenant sur moi, je m’efforçais de retrouver mon calme, mais quelque chose m’en empêchait, comme si je sentais une présence avec moi dans cette pièce. Et elle ne me voulait pas du bien. Non, loin de là…

Surgissant d’une zone d’ombre non éclairée par les minces raids de lumière, la présence qui me mettait mal à l’aise apparut devant moi immense, monstrueuse, hideuse, effrayante, incroyable, géante. Immonde.
Une énorme araignée, dont la taille et la férocité dépassaient l’entendement venait de s’avancer vers moi. Quelle horreur…Ma tête afficha une mine de dégoût et de répulsion qui ne dû guère lui plaire, la voyant faire un pas en avant tandis que je ne pouvais que reculée, tétanisée par la frayeur. Pouvez-vous me rappeler ce qui m’avait poussé à chercher l’aventure ? L’ennui de la ville, les journées passées la tête dans les paperasses qui arrivaient chaque jours par dizaines et dont je devais m’acquitter avant la fin des vingt quatre heures. Effectivement, rester enfermée ne me m’enchantait que très peu, mais devoir tenir face à cette hideuse créature non plus.

C’est alors que, en une fraction de seconde d’extrême lucidité, tout ce mit en place dans ma tête. Cette araignée…J’allai devoir l’affronter…C’était le gardien du sceau. Sa gardienne. Et si cette pièce était si grande, c’était pour lui permettre de se mouvoir à sa guise de haut en bas, de gauche à droite sans être serrée comme celles contre qui j’avais livré une course poursuite à travers les galeries interminables du souterrain .

Ayant senti ma réaction et la façon avec laquelle je la dévisageais, elle se rapprocha dangereusement de moi. Cette fois-ci, je ne bougeai pas d’un pouce, non par la peur panique qu’elle m’inspirais, mais en sachant que je devais la vaincre pour honorer mon serment. La peur me tenaillait l’estomac, mais comme je l’avais fait tout à l’heure, je la refoulai au fond de mes entrailles pour n’avoir plus qu’une chose sur laquelle me concentrer : le combat.
La vaincre allait certainement être une des tâches les plus ardues que j’aurais jamais à remplir. Je sentais le sceau de Thor battre contre ma poitrine au même rythme que mon cœur, comme si il me passait sa puissance, que le sceau rentrait en moi.
Ne pouvant l’utiliser sous terre que sous la fente dans le plafond car je n’étais pas ailleurs en contact avec le ciel, je me préparais mentalement à faire reposer tous mes espoirs sur la lame aiguisée et tranchante de mon épée.

Je posai ma main gauche sur le pommeau de mon arme, la tirai de son fourreau et la brandis devant moi, signifiant que j’étais prête à livrer, si l’on pouvait le nommer ainsi, un duel. L’araignée géante s’avança à nouveau vers moi, se faisant toujours plus grosse au fur et à mesure qu’elle mouvait sa grosse corpulence. Je pouvais à présent apercevoir ses vraies mesures. Au moins dix fois plus grosse que celles qui m’attendaient à l’extérieur, si elles m’attendaient encore, des pattes disproportionnées par rapport à son corps, mais je ne détectai en aucun cas sur elle la moindre trace d’œil, du moins visible. Comment elle voyait ce qu’il se passait en face d’elle, je ne perdis pas de temps à méditer dessus mais cherchais au fond de moi la force et la rage de la défaire et ainsi remporter la seconde victoire, mais la plus importante.

Ne me sentant pas bouger ni esquisser le moindre mouvement, si ce n’est celui de ma poitrine se gonflant en même temps que mes poumons, l’arachnide se rapprocha une fois de plus de moi en accélérant sa petite foulée, assez rapidement malgré l’importance de son corps. Je tentais tant bien que mal de contrôler les tremblements qui me parcourraient au fur et à mesure que l’insecte qui le faisait face avançait dans ma direction, et sans bouger, je me préparais à l’assaut.

L’araignée se jeta sur moi d’un seul coup, ses quatre premières pattes en avant, essayant de s’agripper à moi pour m’attirer vers elle. Pas question que ses crochets ne se plantent dans ma chair et délivrent leur poison mortel. Bien qu’elle soit sans doute puissante, sa corpulence ne lui permettait pas de rapides mouvements, ce qui permit à ma petite taille de passer outre son attaque et d’atterrir à sa gauche. Furieuse qu’une proie lui ait échappé, elle se retourna plus vite que je ne l’en croyais capable et me montra de très près son horrible face, seulement dotée d’un horrible gueule dénuée d’yeux, ce qui ne faisait qu’augmenter la répugnance qu’elle m’inspirait déjà. Ses crochets étaient déjà luisants…Certainement enduits à l’avance de ce liquide qu’elle voudrait m’introduire dans la peau.
Ne perdant pas plus de temps à bailler aux corneilles alors qu’elle se dirigeait vers moi, je me mis à courir assez vite pour qu’elle ne me rattrape pas, et assez doucement pour ne pas m’épuiser trop vite et économiser le peu de forces que j’avais pu récupérer. Mes pieds me faisaient toujours souffrir, mais la peur me faisait oublier la douleur qui nous déconcentre souvent de la réflexion dans laquelle nous sommes plongés. Et bien dans mon cas, la peur me laissait me concentrer sur le combat. Je ne pouvais que courir, cherchant en même temps la solution non pas pour l’éliminer, mais pour la défaire, ce qui n’était pas chose simple. Ici, il me suffirait d’un coup d’épée bien placé, et l’affaire serait réglée.

En plus de cet handicap était celui de mon pouvoir inutilisable. Jamais je n’aurais le temps de la frapper au moment où elle passerait sous la mince ouverture pour lui assener un coup foudroyant, qui risquerait en plus de la tuer. Et cela, je ne devais me risquer de le faire.
Il ne me restait donc que le face à face, et trouver une faille dans son jeu de jambes composé de huit énormes pattes velues ne serait pas une mince affaire, en rajoutant le fait qu’elle avait aussi comme arme ses crochets enduits de venin mortelle.
Me retournant face à elle d’un seul coup, j’avais compté sur l’effet de surprise pour lui faire perdre les pédales, mais elle n’eut comme réflexe que de s’immobiliser et mettre en avant ses crochets, comme un chien qui montrerait ses crocs pour défendre la personne devant lui de faire un pas de plus. Et bien, si elle se défendait, il ne me restait plus qu’à attaquer, peut-être trouverais-je une ouverture dans sa garde doublement renforcée, je n’avais rien à y perdre…sauf la vie, évidemment. Bougeant comme un éclair autour d’elle, je tentais çà et là des coups bien vites arrêtés par l’araignées qui, ayant autant de pattes devant que dernière, parait mes attaques avec une simplicité déconcertante. Non pas que cela eut pour effet de me blesser dans mon amour propre, mais si je continuais ainsi, j’allais finir ma vie dans son estomac.
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Odion
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Jeu 3 Mai 2007 - 18:19

Au moment où je m’y attendais le moins, quand ma lame s’apprêtait à donner un coup qui aurait pu lui entailler la chair, elle esquissa un bond en arrière, et avant que je ne comprenne ce qu’il venait de se passer pendant les cinq dernières secondes, mon épée se retrouvait entre ses pattes. Alors que mon coup allait porter ses fruits, elle avait arrêté la lame entre quatre de ses pattes et avait tiré si fort dessus que toute la résistance que j’avais mit en œuvre fut vaine, et mon épée arrachée de mes mains. L’araignée la lança au dessus de ma tête, et ma lame atterrit derrière moi, à environ une dizaine de mètres.
A présent, j’étais seule, seule face à ce monstre abominable qui, pour garder le sceau, allait me tuer si je mon cerveau ne trouvait pas le moyen d’ici la demi seconde à suivre, une solution pour me tirer de ce pétrin dans lequel je m’était fourrée en beauté. Il n’y avait qu’une personne sur terre capable de se lancer la tête la première dans la gueule du loup…moi ! J’accusais à ce moment même pas stupidité, mais cela ne servait à rien pour l’instant, il fallait récupérer mon épée, et vite, posée au pied du mur qui me faisait dos.

Une autre solution que courir ? Une fois de plus ? Et bien, il faut croire que oui, car mes jambes détalèrent à toute allure à peine m’étais-je retournée, en direction de mon arme, l’araignée sur mes talons. Mais à l’instant où je touchais du bout des doigts le pommeau, elle plongea sur moi, et je me retrouvais ainsi écrasée sous le poids de la bête.
Quelle horreur, de sentir sur son visage les poils en contact contre son visage…La main gauche qui avait tenté d’attraper tant bien que mal l’épée se retrouvait prisonnière à l’extérieur, alors que le reste de mon corps devait supporter un poids écrasant. Ma main droite, plaquée contre corps, pouvait bouger pour me permettre de la poser contre ma tête, pour éviter de sentir le chatouillis des poils. Mais alors que ma main cherchait à joindre mon visage, elle toucha quelque chose du visqueux et gluant. L’araignée poussa alors un grognement étrange, et me doutant que ma main avait touché un point sensible de la bête, si ce n’était le seul, j’assénais alors à l’hideuse créature un coup de point, et même si il ne fut pas très puissant, faute de place pour prendre de l’élan, l’araignée émit un cri encore plus aigue que le dernier, et par la même occasion, elle recula d’assez de pas pour me laisser me remettre sur pieds et détaler ramasser ma lame.

J’avais frappé…dans l’œil. Elle ne disposait que d’un seul œil, positionné sous son ventre, et si je voulais la vaincre, c’est dedans qu’il fallait que je frappe. Et d’un bon coup sec. Un plan se mettait peu à peu en place dans ma tête, et au fur et à mesure qu’il s’échafaudait, la bête semblait de moins en moins souffrir du coup reçu.
Ma technique était simple. Comme toutes les araignées, elle montait sur les murs. Et il fallait qu’elle se déplace sur le plafond, jusqu’à atteindre le trou, et là, je lancerais en l’air mon épée pour qu’elle lui coupe une patte, car elle ne pourrait se défendre collée à l’envers. Là, elle perdrait équilibre et tomberait sur le sol. A partir de ce moment, je pourrais utiliser les éclairs de Thor qui se dirigeront vers son œil. Et là, j’aurais remporté la victoire finale.

Comme elle suivait le moindre de mes mouvements, je me lançais, épée en main vers la paroi rocheuse qui était devant moi. L’araignée me suivit, et alors que j’arrivais contre le mur, je chutai promptement. Ainsi, l’arachnide ne voulant s’écraser, elle utilisa ses pattes pour grimper dessus jusqu’à se coller comme prévu au plafond.
Rapidement, je me relevais, et l’araignée, marchant sur le toit, me suivit. Alors que j’arrivais à l’endroit propice, je lançai mon épée dans les airs, ce qui eut pour effet de lui couper net une patte dans un râle de douleur. S’écrasant contre le sol, je n’attendis point son réveil et laissait la colère de Thor se déchaîner sur l’œil de la bête.
Ayant usé de toute ma force, je me laissais choir à genoux, et je regardais ce qui se passait.

L’araignée, après avoir longuement hurlé d’une terrible douleur, se remit sur pieds et dans un hoquement cracha…le sceau de la terre puis s’enfuit.
J’avais réussi. Enfin, il était mien après ce combat acharné !!
Mais je n’eu le temps de savourer ma victoire, le trou sauveur s’élargit et je dû reculer pour ne pas me faire enduire du sable qui s’écoulait dans la pièce.
Le sable…le sable de la plage se déversait dans le lieu de combat. Il inonda peu à peu le sol, m’ouvrant ainsi un accès sur l’extérieur sans que je doive affronter les araignées qui m’avaient suivies. J’accédais par cette voie qui s’offrait à moi en prenant soin de plaquer le sceau contre moi, et arrivais ainsi dans la lumière du jour, la lumière pure du monde du dessus…
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MessageSujet: Re: Heroic Fantasy   Ven 4 Mai 2007 - 14:04

je vais le lire plus tard car en 5 minutes j'aurais surement pas le temps (:p)

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